On appelle ça le recyclage. Non mais, sérieusement, la suite, c'est par là...
Ca ne parle pas de la même chose mais ça bougera sûrement plus qu'ici ^_^
Attention, blog pour pour les amateurs de déco, de tendances, de couleurs et autres barbembrouilles...
30 juin 2008
On déterre les vieux cartons...
20 mars 2008
Le voyage interdit
Du haut de son nuage, elle explorait les environs. Ses pieds étaient plongés dans les gouttelettes d’eau en suspension. Il y faisait si frais que la chair de poule se mit à couvrir son épiderme, pour remonter le long de son dos et se perdre dans ses cheveux. Mais elle sentait à peine le froid qui régnait à si haute altitude, tellement elle était captivée par ce qu’elle lisait...
Elle avait volé le livre à l’océan. Il flottait entre deux eaux, prêt à se perdre dans les abimes. Curieuse, elle l’avait ouvert et l’histoire des Hommes s’était offerte à ses yeux.
04 mai 2007
Free Hugs
C'est à la mode, j'en vois sur pleins de blogs... Hugs ? Kezako ? Oui, je sais, je suis nulle en anglais... Hugs ? Hugs ! Bisous, calins, amour, mamours, calinous, boubou... Tout ce que vous voulez ! Franchement, c'est quoi, ces débordements ? Des bisous ? En rue ? Là, comme ça ? Et puis quoi encore ! Et avec un inconnu, en plus ! Nan mais ça va vraiment pas, la tête, hein !
...
...
Bon, d'accord, moi aussi, j'suis en manque de calinous... Bisou ?
19 novembre 2006
Reset
Bon, alors, je met mon blog en pause pour une durée indéterminée mais que j'espère pas trop longue... Ce n'est pas un arrêt total, 'tention, hein... Il y ait peut-être quelques mises en jour sporadiques mais je compte repenser entièrement le contenu du blog pour lui permettre, tel le phoenix, de renaître de ses cendres. Je ne sais pas sous quelle forme il renaitra, peut-être plus sous la forme d'un blog, ou d'un site ou... bref, wait & see, my friends !
Bizzzz et à bientôt !
22 octobre 2006
L'Importun
Bon ben, voilà, la Fureur de Lire m'a un peu déçue cette année, pas de ne pas avoir été sélectionnée, bien sûr, mais AUCUNE nouvelle ! L'année passé, j'avais reçu une lettre qui invitait tous les participants du concours à venir assister à la remise des prix mais cette année, prrrrr, même pas un mail pour nous dire qu'on n'avait rien gagné... J'avais aussi envoyé un petit mail pour demander ce qu'il en était mais je n'ai reçu aucune réponse... -_-'
Je veux bien qu'avec plus de 500 participations, ce ne soit pas possible d'écrire un petit mot personnalisé à chacun mais je trouve pour ma part qu'une réponse générale serait la moindre des politesses.
Mais BREF ! ^_^ Je vous met donc le texte que j'avais écris, dans l'espoir d'avoir des critiques, des appréciations, bonnes ou mauvaises, qui m'aideront à avancer. Je sais que c'est un peu long à lire sur un blog mais j'aimerais vraiment beaucoup avoir des retours sur mon texte... ;)
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Il a sonné à ma porte un samedi matin, vers 7h30 je crois. Petit, bedonnant, il devait avoir une quarantaine d’années et il arborait en toute innocence une légère calvitie. Cet étrange bonhomme me regardait fixement, un sourire timide sur les lèvres.
- Bonjour. Je suis Dieu. Puis-je entrer ?
Bien sûr, j’ai cru à une blague, à un demeuré... Mais avant que je n’aie le temps de refermer la porte, il avait profité de mon effarement pour entrer d’un pas tranquille. Il a regardé autour de lui et s’est assis dans mon fauteuil préféré en soupirant d’aise.
- Et bien, Je suis content d’être arrivé. J’avais oublié que ce n’était pas la porte à côté !
Et moi qui n’avais pas bougé d’un iota !
En un éclair, je m’imaginais le prendre par la peau du cou pour le jeter dehors, puis je me suis demandé ce qui se cachait sous son air débonnaire. Un fou furieux, un psychopathe n’attendant qu’un mot malheureux de ma part pour me sauter à la gorge ? On dit toujours d’agir avec prudence avec les déments, comme pour les chiens inconnus.
Je laissais la porte entrouverte et entrais à mon tour dans le salon, tout en gardant entre nous une distance de sécurité respectable.
- Excusez-moi, mais j’ai dû mal entendre votre nom. Vous êtes… ?
Il me renvoya mon regard, interloqué et même, un peu vexé.
- Mais… Dieu, bien sûr ! Est-ce que Jj’ai l’air d’une guenon en jupon ? Qui voulez-vous que Je sois, à part Moi ?
J’eus à peine le temps de réprimer un rire nerveux que je me passais la main dans les cheveux, hésitant sur la démarche à suivre…
- C’est-à-dire que… Comment dire… Heu…
Une fraction de seconde pour mettre un plan en place pour me débarrasser de cet importun… Je n’ai jamais été fort en improvisation. Pourquoi ça m’arrivait à moi ?
- Oh, vous savez, vous ou quelqu’un d’autre… J’ai juste choisi un nom au hasard dans l’un de vos livres d’or !
- … ?!
Je n’avais pourtant pas parlé à voix haute… Je sentis mon pouls s’accélérer, au même rythme que ma peur.
- Oui, ce gros livre jaune que chacun d’entre vous reçoit de temps à autre... Les Pages d’or, c’est ça ? C’est un bon listing, même s’il n’est pas tout à fait complet. Pire que la Bible, au niveau du nombre de pages. Heureusement, il n’a pas autant de succès que mon Best-Seller ! Mais pratique, quand même…
Une blague, ce devait être une stupide blague sortie de l’imagination tordue d’un collègue à l’humour plus que douteux. Ou une caméra cachée… Sinon, c’était moi qui devenais complètement cinglé !
J’inspirais à fond, cherchant à retrouver mon calme et je m’installais à mon tour dans le fauteuil placé juste en face de lui.
- Ecoutez, si c’est une blague, elle est vraiment de mauvais goût ! Je ne vous connais pas et je suis athée depuis l’âge de mes 11 ans, alors…
- Ah, excusez-moi mais ce n’est pas la question ! Je me fiche complètement de savoir que vous avez arrêté de croire en Moi le jour où vous avez osez, lors d’un pari stupide, cracher dans le bénitier de l’église que vos parents fréquentaient tous les dimanches et jours saints… Vous vous attendiez à quoi ? A ce que Je vous foudroie sur place pour cet affront ? J’ai des choses bien plus importantes à faire que de punir tous les sales mioches qui s’amusent à voir celui qui pissera le plus loin ou le plus fort !
Je crois que si je n’avais pas déjà été assis, je me serais écroulé dans l’instant. Cette histoire stupide, je ne l’avais jamais raconté à personne et le gamin avec qui j’avais fait le pari, je l’avais perdu de vue depuis plus de vingt ans. Comment pouvait-il savoir cela ?
- Le comment n’a pas d’importance, pas plus que le pourquoi… Dites-vous simplement que même Moi, J’ai besoin d’un peu de distractions de temps à autre… Vous vous débrouillez si bien tous seuls que de là-haut, Je n’ai plus grand-chose à faire. Je m’ennuie, alors… Me voici !
Il éclata d’un rire tonitruant. Il semblait me narguer, ses petits yeux fixés sur moi. Et je me sentais plus que mal à l’aise, vous pensez bien ! Essayez de vous imaginer en face d’un homme qui est sûrement complètement cinglé mais qui, apparemment, lit dans vos pensées comme dans un livre ouvert… A moins qu’il ne soit extrêmement clairvoyant ou finement psychologue… Râh ! Je ne sais plus !
Brusquement, mon visiteur indésirable se pencha vers moi et, malgré ma crispation, il tapota mon épaule d’un geste paternel plus que troublant.
- Allons, allons, mon enfant. Ce n’est qu’une visite de routine. Une simple promenade de santé ! Vous pensez bien qu’à mon âge, J’ai besoin de prendre l’air de temps en temps… Quoique, de l’air, on n’en manque pas au Ciel !
Il pouffa bêtement, et me fit un clin d’œil. Quel humour, vraiment… Ses sourcils se froncèrent et il pris un air menaçant.
- Hé, mon humour est ce qui m’a conduit à votre création ! Alors, ne vous en plaignez pas trop !
Arrêter de penser, arrêter de penser… Mais c’est impossible, nom de… J’expirais lentement, dévisageant cet inconnu si... étrange. Il se leva en soupirant et se dirigea vers ma bibliothèque, curieux de prendre en main toutes les petites figurines de cristal que je collectionnais depuis mes 19 ans.
- C’est vrai, quoi ! Quand Je vous vois vivre, Je trouve que vous manquez singulièrement de gratitude. On donne la vie à des enfants, on leur offre le maximum pour qu’ils ne soient pas démunis face aux multiples épreuves qui jalonneront leur existence et au final, qu’est-ce qu’on obtient ? Rien ! Au début, vous étiez respectueux… L’image que vous aviez de Moi était celle d’un Père omniprésent. Dur, mais juste… Maintenant, c’est à peine si une poignée de fidèles croient encore en Moi… S’ils y trouvent un intérêt. C’est à se demander si Je sers encore à quelque chose.
Il me tournait le dos mais à l’intonation de sa voix, je le devinais triste, solitaire dans son délire. C’était peut-être une faille à exploiter. Honnêtement, je ne voulais pas vraiment savoir le fin mot de cette histoire, s’il était réellement ce qu’il prétendait être. Tout ce que je voulais, c’était qu’il me laisse tranquille.
- Vous savez, en admettant que vous êtes Dieu… Pardonnez mon incrédulité mais peut-être pouvez-vous comprendre, si vous connaissez réellement mon passé, que cela fait très longtemps que je n’ai plus eu à remettre mon athéisme en question… Et puis, la théologie n’a jamais été ma matière préférée à l’école et ne parlons même pas de la philosophie ! Je ne suis vraiment pas l’interlocuteur idéal pour ce genre de chose…
Il haussa les épaules, toujours dos à moi, et remis la dernière figurine à sa place.
- Mais je ne vous demande pas votre avis. L’homme ne doit pas savoir. Il doit croire. C’est cette notion qui vous fait défaut aujourd’hui. Vous devez toujours tout savoir sur tout !
Il se retourna, et se mit à marcher de long en large dans le salon. Il semblait exaspéré.
- Avant, Je vous mitonnais de jolis petits fléaux, des pluies de grenouilles, des miracles qui vous poussaient au martyre... Et vous vous jetiez à terre, écrasés par ma Toute-Puissance. Maintenant, Je séparerais les eaux en deux sous vos yeux que vous me parleriez de changements climatiques imprévisibles et de réchauffement de la planète ! Vous êtes irrécupérables !
Il se rassit brusquement, cachant son visage dans ses deux mains. A le voir ainsi, il me faisait presque pitié. Ce n’était peut-être pas un psychopathe… Juste un homme en plein doute, déprimé, délaissé… Se glisser dans la peau d’un autre personnage, même Dieu, c’était peut-être pour lui une façon d’exprimer son mal-être ?
Mais merde, pourquoi moi ! Ce n’est pas que je m’en foute mais quand même, je ne suis pas psy ! Et puis, cette impression qu’il donnait d’être télépathe, ça restait flippant... Peut-être qu’en me glissant dans son délire, j’arriverais à m’en débarrasser ?
Donc… Dieu était devant moi, en visite de courtoisie. Il ne payait pas de mine, en tout cas. J’essayais de me remémorer mes cours de catéchisme, mais il ne m’en restait que de vagues réminiscences. Je m’éclaircis la voix, conscient de jouer avec le feu.
- Vous savez, j’aurais bien aimé continuer à croire en Dieu… Enfin, en Vous, mais votre présence est aussi inconsistante que l’air qu’on respire ! On a du mal à se rappeler que Vous existez vraiment. Je ne sais pas, moi… C’est clair que si vous aviez continué à nous parler de votre Voix de tonnerre, on n’aurait pas eu d’autre choix mais là… Evidemment, c’est un peu tard pour rectifier le tir mais…
C’était le moment crucial. J’essayais de ne pas réfléchir à l’avance à ce que j’allais dire.
- Mais il n’est pas impossible de vous recycler… Pour attirer les foules, il n’y a rien de mieux que le spectaculaire ! Si vous restez ici-bas, vous pourriez monter un spectacle d’illusionnisme, par exemple... A la David Copperfield, vous connaissez ? Là, vous attireriez du monde, si vous êtes vraiment bon. Quelques tours de passe-passe, et hop, tout le monde aura Dieu à se mettre sous la dent ! C’est une façon comme une autre de faire revenir les gens vers Vous… Enfin, je trouve !
Ce n’était pas possible, jamais il n’allait me croire. C’était vraiment idiot. Mais son visage s’éclaira et il me sortit son plus beau sourire.
- Non, ce n’est pas stupide, au contraire ! Quelle excellente idée, par ma Foi ! Depuis le temps que Je vous observe, Je commence à vous connaître et vous avez parfaitement raison. Vous avez besoin que Je vous rappelle qui Je suis vraiment et ce dont Je suis capable !
Il claqua bruyamment ses mains sur ses cuisses, frémissant d’excitation. Je soupirais de soulagement, sans oser crier victoire. Je me forçais à lui sourire.
- Vous voyez bien, il ne s’agit que d’envisager les choses sous un nouvel angle. C’est ça, le secret ! Maintenant, si vous voulez bien m’excuser, il se fait tard…
- Oui, oui, effectivement, la nuit est tombée depuis longtemps. J’avais aussi oublié cette notion de temps… J’aurais peut-être dû faire les journées plus longues.
Oui ! C’était gagné. Je lui prenais gentiment le bras, tentant de le diriger vers la sortie… Mais il se dégagea et chercha quelque chose du regard.
- Bon, écoutez… Je vais devoir réfléchir sur le spectacle mais en attendant, je crois que je vais dormir ici… Vous me plaisez bien, au fond. Au moment où j’ai laissé le hasard guider mon Doigt Divin dans votre livre d’or, je me suis dit ; Zut, un avocat... Vous comprenez, j’ai toujours trouvé que votre engeance avait la langue trop bien pendue pour des mortels. Mais là, vraiment, vous m’avez surpris. Vous êtes très ingénieux, en tout cas ! Pour une fois, le hasard a bien fait les choses, vous ne trouvez pas ?
Il me fit un clin d’œil et se dirigea tranquillement vers la chambre à coucher. J’étais bouche bée. Le hasard fait bien les choses ? C’était une façon de voir…
Il a passé la nuit dans mon propre lit. Je l’entendais ronfler, tandis que je me coltinais le canapé. Je n’arrivais pas à y croire. Comment avais-je pu me laisser embobiner à ce point ? Dix fois, j’ai avancé la main pour saisir le cornet du téléphone, sans arriver à me décider. Et si c’était vrai ? Jamais je n’avais rencontré quelqu’un d’aussi convaincant et pourtant, j’en avais vu passer, des fous, des criminels, des mythomanes !
Je n’ai pas fermé l’œil de la nuit, ce fut-ce qu’un instant. Je n’arrêtais pas de retourner les évènements de cette étrange soirée dans ma tête, encore et encore. Lorsque le soleil a commencé à poindre son nez, j’avais rendu mon jugement. Déité ou pas, futur Copperfield ou le prochain cinglé à jeter au cabanon, ce n’était plus mes oignons. J’ai pris mon courage à deux mains et je suis entré en trombe dans la chambre, dans l’espoir de le surprendre dans son sommeil pour le jeter dehors. Il n’y avait personne dans le lit. Les draps étaient défaits, la fenêtre légèrement entrouverte, mais pas de trace de mon bonhomme. Je ne comprenais plus rien. S’il était parti en pleine nuit, il n’avait pas d’autre choix que de traverser le salon où je ruminais. Impossible de passer par la fenêtre et il n’y avait pas non plus de corps écrasé 14 étages plus bas. Par où avait-il bien pu passer ? Je n’avais quand même pas rêver cette rencontre ! Je me pris la tête entre les mains, au bord de la nausée. Je devenais dingue. Il n’y avait pas d’autre explication possible. J’ai attrapé le téléphone, avec la ferme intention d’appeler l’hôpital, cette fois-ci pour moi. Puis quelqu’un a frappé à la porte. J’avoue avoir hésiter avant d’ouvrir. J’ai entrebâillé la porte, méfiant. C’était un coursier. Le regard insolent, quelques taches de rousseurs sur un visage ingrat, il m’a tendu une enveloppe. Puis il est parti sans rien dire. Dans l’enveloppe, juste un petit mot sur un bout de papier, d’une écriture un peu brouillonne : « Merci pour cet agréable moment de distraction, plein d’imagination. Ca faisait longtemps que je n’avais pas autant rigolé. Pour la peine, je vous réserve une auréole pour votre arrivée… A très bientôt ! ».
17 octobre 2006
for girlz only
haaaa, ça fait du bien aux nonoeils...
http://www.voyezleseffetssecondaires.ca/
Allez, les mecs, vous savez ce qu'il vous reste à faire ! ^_^
07 octobre 2006
Preview
Bon ! Franchement, je supporte plus l'attente. J'ai participé à la Fureur de lire en juillet et déjà depuis septembre, j'ouvre tous les jours ma boite aux lettres dans l'espoir d'y trouver des nouvelles du concours... Choux blanc... La date d'échéance approche et mon espoir s'inverse de façon proportionnelle. On a beau se raisonner en pensant aux centaines de textes envoyés parmi lesquels mon paquet est sûrement passé inaperçu, c'est difficile de brider son imagination !
Donc, prrrr, tant pis, je vous met une petite intro pour vous mettre l'eau à la bouche (ou la nausée au fond de la gorge, c'est selon).
Pour l'explication, ci-dessous le texte qui m'a servit de base à ma nouvelle, qui était censée s'inspirer du thème du hasard. Ecrite en main libre, sur une heure de temps, un peu avant minuit... A vous de me dire si cela vous donne envie de lire le développement... ^_^
Et si Dieu était devenu fou ? Fou au point de vouloir deviser avec nous, pauvres mortels. Il prendrait peut-être quelqu’un au hasard ? Pic et pic et colegram… Ce sera toi ! Qui, moi ?! Mais enfin, pourquoi moi ? Je ne suis personne, je n’ai rien d’intéressant à raconter ! Je n’ai rien du génie et encore moins du prix Nobel… Mes notes étaient plus que moyennes en philosophie et ne parlons pas de la théologie !
Que pourrais-je te raconter ? Comment ? Ce n’est pas de moi qu’il s’agit ? Ah… oui, évidemment. C’est de toi que tu veux parler. Ca m’aurait étonné, tiens ! Il faut toujours qu’on s’intéresse à toi, c’est vrai. C’es ce que tu appelles le sacrifice, je crois ?
Bon, puisque c’est demandé si gentiment… Réfléchissons… Il me revient d’obscures réminiscences de mon catéchisme ; l’histoire stupide d’une pomme, d’une fille un peu cruche et d’un serpent à l’esprit mal tourné. A mon avis, le gars qui a inventé ça devait avoir un fameux problème de libido ! Ben quoi, qu’est-ce qu’il y a ? Tu en fais, une drôle de tête ! Changer de sujet ? Ok, ok, pas de problème ! Je n’ai que ça à faire, n’est ce pas ?
Tu sais, ce n’est pas facile, pour moi. Ca faisait longtemps que je n’avais pas remis mon athéisme en question… Je dis pas, tu aurais continué à faire pleuvoir des grenouilles sur nos têtes, peut-être qu’on aurait continué à croire en toi… Les châtiments corporels, il n’y a que ça de vrai ! Mais maintenant, c’est un peu tard. Tu séparerais les eaux en deux qu’on te parlerait de marées et de changements climatiques aberrants.
Enfin, tu peux toujours essayer de te recycler dans l’illusionnisme. Ca te dit quelque chose, David Copperfield ? Tu aurais tes chances et là au moins, tu attirerais les foules !
Mmmh ? Tu t’en vas ? Allez, quoi, prends pas la mouche ! Moi, ce que j’en disais, c’était pour toi, hein ! Si tu veux rester dans ton coin, c’est ton problème ! Tu passeras de mode et tu finiras par faire partie du folklore, comme les autres…
M’enfin aussi, si tu voulais une conversation plus élevée, fallait pas choisir n’importe qui ! Tu devrais le savoir, depuis le temps que tu es là, que le hasard ne fait pas toujours bien les choses…